quittez-votre-employeurL’un des gros avantages à s’installer comme esthéticienne à domicile est que l’on peut commencer cette activité en parallèle d’un emploi, ce qui est impossible lors de l’ouverture d’un institut. Alors, ne quittez pas votre employeur tout de suite, car cela peut être long à démarrer.

Il est vrai , que je m’efforce de vous dire que l’on ne s’improvise pas esthéticienne à domicile et que cela demande du travail , de l’implication et de la disponibilité.

Alors, ce que je vous dis là, a-t-il du sens ?

Oui, si l’on parle de la préparation, de l’étude de son projet , de l’acquisition de sa première clientèle et de la réalisation d’un premier chiffre d’affaires récurrent.

Je vous le concède, il y a des régions ou des villes qui bénéficient de plus de facilité, mais dans la majorité des cas, je vois un grand nombre d’esthéticiennes à domicile qui se plaignent de ne pas pouvoir vivre de leur activité deux ou trois ans après s’être installée.

Alors, si vous avez un emploi, gardez-le, le temps de pouvoir générer un chiffre d’affaires raisonnable.

Cependant, il y a des règles à connaitre si vous voulez additionner l’activité d’esthétique à domicile à votre emploi actuel.

 

Vous travaillez dans un secteur complètement différent, vous devez vous assurer que votre employeur est d’accord

En effet, certains contrats de travail interdisent formellement d’avoir une activité en plus, quelle qu’elle soit, faute de quoi vous risquez le licenciement. Lisez bien votre contrat de travail avant de démarrer quoi que ce soit.

Vous devez également contrôler que ce même contrat n’exige pas une demande d’autorisation de cumul d’activités.

 

Si vous travaillez déjà dans un institut, cela sera presque impossible du fait de la concurrence déloyale.

Cependant, rien ne vous empêche de proposer à votre employeur de développer votre entreprise pour ensuite lui proposer vos services en freelance. Difficile, mais pas impossible.

Pour être en règle, vous devez être déclarée et choisir un statut adapté.

Le choix premier sera d’être autoentrepreuneur.

Vous n’avez pas de risque, et vous pouvez cumuler votre emploi avec votre activité.

En revanche, il sera judicieux de regarder à la loupe, la manière de payer votre impôt.

 

RAPPEL : L’autoentrepreuneur peut payer son impôt de deux manières :

Avec option pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Les pourcentages prélevés sur le CA sont de 2,20 % pour les prestations et de 1% pour les ventes de produits.

Aussi, cette option est soumise à un barème lié au revenu de référence de votre foyer fiscal (qui figure à la ligne « revenu fiscal de référence » de votre avis d’imposition de l’année). Celui-ci ne doit pas dépasser 26 030 € par part de quotient familial. Ainsi, si vous êtes un couple sans enfant, ce revenu ne doit pas excéder 52060 €). Si vous avez un doute, allez voir les impôts, ils seront la meilleure source d’information à ce niveau-là ;-).

De plus, cette option peut s’avérer peu intéressante dans certains cas (par exemple, si vous n’êtes pas imposable en temps normal). Aussi, je vous conseille de calculer ce qui est le plus adapté, selon votre situation familiale, votre chiffre d’affaires prévisionnel, votre taux d’imposition et la CFE demandée par votre commune.

Au niveau social :

Sachez aussi que tant que votre activité salariée est l’activité principale, vous restez affiliée au régime salarié pour votre assurance maladie-maternité (remboursements maladie, prestations maternité/paternité et indemnités journalières salariées). Et vous bénéficiez des prestations d’allocations familiales, gérées par la Caf ou la Mutuelle sociale agricole (MSA).

 

Autre possibilité : le portage salarial.

Encore peu connu, le portage salarial mérite un article à lui tout seul. Aussi, il faut savoir que cette manière de déclarer votre activité est sans risque et vous décharge de tous les soucis administratifs liés à la déclaration, aux paiements des impôts et charges sociales.

Dans ce cas, vous êtes salarié de l’entreprise de portage tout en restant indépendant et maître à bord.

 

Conclusion :

La genèse de l’activité d’esthéticienne à domicile est longue, il vaut mieux tester avant de vous lancer totalement au risque de vous retrouver sans ressources et de devoir arrêter.

RETENEZ QUE , même si vous débutez votre activité à côté de votre emploi actuel , cela ne vous dispense pas de faire une étude de marché et un prévisionnel.

Considérez cette activité comme une vraie entreprise et non comme une activité complémentaire, si vous souhaitez en vivre pleinement un jour.

 

crédit photo : “Tubes cosmétiques conteneurs” par Victor Habbick/ freedigitalphotos.net