Vous êtes timide ? voici, comment j’ai surmonté ma timidité maladive

Une fois n’est pas coutume, je vais me regarder le nombril et vous parler un peu de moi et de la manière dont j’ai surmonté ma timidité maladive.

Pourquoi, est-ce que je vous parle de cela ?

Car il est une catégorie sur ce blog qui ne possède pas encore d’articles et c’est celle du développement personnel.

Vous allez me dire, mais quelle est le rapport avec l’esthétique à domicile ?

En fait, le développement personnel pourra vous aider sur de nombreux points, notamment celui de la prospection.

D’accord, dans ce cas, quel est le rapport entre ma timidité et la prospection ?

Elle est simple : un timide sera perpétuellement en galère lorsqu’il s’agira d’aller au-devant de sa clientèle.

Je m’explique, vous avez deux types de prospections :

La prospection que j’appellerai, Front (devant en anglais) :

Ce sont toutes les techniques de prospection où vous allez chercher votre cliente (les animations, les salons, les partenariats, le dépôt de publicités chez les commerçants, etc.).

Et la prospection Back (arrière en anglais) :

Ce sont les techniques regroupant toutes celles qui ne demandent aucun contact humain ou très peu (site internet, réseaux sociaux, dépôt de flyers dans les boîtes aux lettres, etc.)

Alors :

  • Si vous rechignez à utiliser les moyens de prospections Front parce que vous avez préféré les Back
  • Que vous avez choisi les Back parce que vous avez peur de mettre en place les Front
  • Et que, depuis, c’est le calme plat

Je vous invite à lire ce qui suit :

J’étais une fillette assez renfermée et qui avait, par-dessus tout, peur de parler à des gens au point que cela me demandait de gros efforts rien que pour demander l’heure à un passant. À mes 14 ans , j’ai décidé de devenir esthéticienne. Ma chère maman, pensant me mettre un coup de fouet m’obligea à appeler une école d’esthétique pour prendre un rendez-vous avec la directrice.

Et là , ce fut la terreur !

D’une part, je devais prendre le téléphone qui me terrorisait. D’autre part, j’étais en demande et risquais de me faire rejeter et pour couronner le tout je m’adressais à une autorité dans le métier.

Résultat : Je suis restée tétanisée, sans dire un mot, au moment où cette charmante dame a dit « allo ? »

Je suis restée sur cet échec.

J’ai raté mon oral de BAC en français, car j’avais la gorge trop serrée pour parler, j’ai galéré durant mes stages en esthétique, car j’étais constamment apeurée à l’idée de demander si une cliente souhaitait un renseignement et j’ai constamment évité les situations de ce type afin de ne pas me stresser continuellement. Et toutes les timides qui me lisent comprendront à quel point on souffre d’être comme cela.

Et pourtant depuis, j’ai été conseillère téléphonique puis je suis devenue manager en centre d’appel, j’ai tenu des réunions, fait des formations, et dernièrement participé à une conférence à Paris devant les professionnelles du métier.

Autant dire que j’ai eu ma dose d’expression en public, d’affirmation de soi, de défense d’idée devant un comité et j’en passe.

Cela ne s’est pas fait en un jour, cela a pris des années, mais cela est derrière moi et ça fait un bien fou de ne plus être tétanisée à l’idée d’aller prospecter ou encore de mettre en place une formation complète pour vous.

Ce qui m’a permis de changer, c’est une décision.

J’ai pris la décision de ne plus souffrir. Car j’en avais assez de toujours mettre mes rêves de côté parce que je n’étais pas capable de sortir de ma coquille. C’est alors que j’ai franchi des étapes les unes après les autres.

J’ai travaillé en parfumerie, et je me suis obligée à aller vers les gens.

J’ai postulé au renseignement téléphonique pendant mes études : le premier appel a été une torture (même si je ne devais donner qu’un numéro de téléphone) et je m’y suis faite. J’ai passé un premier cap.

J’ai travaillé en parfumerie et en institut, et je me suis obligée à aller vers les gens. C’était dur, mais une personne à la fois et ça allait de mieux en mieux.

Ensuite, j’ai postulé chez Ola (France Télécom), je devais traiter des réclamations, et j’ai réussi ! Une deuxième étape était franchie.

Puis je suis partie au Maroc, j’ai postulé comme chef de groupe et j’ai géré une équipe. Le succès était au rendez-vous et j’ai encore franchi une autre étape.

Durant tout ce temps, j’ai été VDI et je devais aller prospecter. Les débuts ont été nuls, car mon tempérament était toujours présent.

Mais je me suis accrochée à mes succès.

Je me suis dit que si j’avais réussi à traiter des réclamations chez Ola, je pouvais demander un rendez-vous avec quelqu’un, non ?

Tout cela est pour vous dire qu’il faut sortir de son cercle de confort.

Il faut se mettre en danger afin d’atteindre des succès.

Quand on est timide, il s’agit d’abord de se lancer un premier petit défi comme de déposer des flyers chez les commerçants, puis de proposer à ces commerçants de parler de vous et de construire un premier partenariat. Et d’aller de plus en plus en difficulté…

Au début, ça va faire mal, mais ça ne fera mal qu’une fois, puis la deuxième fois ça sera plus facile et à la troisième vous n’aurez plus du tout peur.

Et, après, croyez-moi, ça va devenir une vraie drogue. Car votre confiance en vous va grimper, et grimper encore. Votre sentiment de bien-être avec lui et vous irez de réussite en réussite, au point de vouloir vous lancer de nouveau défi en permanence.

Et c’est en relevant les défis, qu’une entreprise grandit …

Voilà , c’était un peu de moi en espérant que cela aurait aidé certaines d’entre vous .